10 astuces pour une aventure sans plastique

(temps de lecture: 9 min☕️)

Le plastique a la part belle dans le domaine de l'outdoor, du voyage, et des sports extrêmes. Sac à dos, tente, skis: tous peuvent contenir du plastique, alors il peut paraître difficile de s'en passer !

Pour une micro-aventure proche de chez vous, une virée plus urbaine à la découverte d'une nouvelle ville ou une grande excursion où l'on se dépasse: découvrez comment faire pour limiter son impact sur l'environnement et éviter d'avoir recours au plastique.

Si vous lisez cet article, vous participez peut-être à l'Art de Vivre sans Plastique, le défi pour se passer du plastique sous toute ses formes pendant 7 jours, initié par la marque engagée de soins cosmétiques solides Umaï, alors si c'est le cas, bravo pour cette initiative et pour tout ce que vous avez déjà réalisé!

Dans cet article, nous irons plus loin en nous concentrant sur les actions que vous pouvez mettre en oeuvre pour éviter le plastique dans chaque domaine qui touchent à l'aventure, et plus généralement comment limiter son empreinte sur la nature lorsqu’on part en excursion.

S’il est difficile de se passer totalement de plastique selon les activités auxquelles on souhaite participer, on peut limiter au maximum son utilisation et surtout éviter de créer du plastique vierge. Allez, c’est parti!


/// Article écrit dans le cadre de l'Art de Vivre sans Plastique, le défi d'UmaÏ pour dire au revoir au plastique. Vous aussi vous voulez participer? Direction le site d’Umaï pour tout savoir. ///

 

preparer aventure sans plastique

1. La base: S'organiser pour éviter les imprévus

En situation imprévue, on est vite tenté par les produits emballés ou contenant du plastique.

Un petit creux? Et hop, une barre de céréales toute faite, emballée dans du plastique.

Un oubli de brosse à dent? Direction la pharmacie la plus proche pour acheter quelque chose que l'on a déjà.

Les oublis et imprévus peuvent toujours arriver, mais en se préparant bien, on réduit les chances d'achats non désirés.

(et honnêtement, je suis sûre que presque tout le monde ici préfère une barre de céréales maison à la version de la supérette, non? 😉)

Alors, alors, comment fait-on pour éviter ces petits imprévus?

☑️ On prépare une checklist de tout ce dont on a besoin (j'aime relire la mienne avec les personnes avec lesquelles je pars pour être sûre de n'avoir rien oublié, et cela permet aussi de voir s'il est possible de mutualiser certaines choses)

☑️ On regarde la météo pour prendre les vêtements et l'équipement adéquats

☑️ On prépare de quoi se régaler sur le trajet

☑️ Pour une excursion ou un voyage de plusieurs jours, on peut aussi repérer à l'avance les marchés et magasins de vrac pour pouvoir faire ses courses alimentaires sans emballage.

Et surtout, il n'est jamais trop tôt pour se préparer! Se préparer à l'avance permet de penser à toutes les situations qui peuvent arriver et de bien anticiper, sans pour autant en faire trop et emmener de quoi tenir un siège!

 

gourde sans plastique gourde inox

2. Penser RE-U-TI-LI-SABLE

Une règle d'or pour éviter le plastique indésirable: emmener avec soi uniquement des accessoires réutilisables. C'est souvent dans les produits jetables que se cachent le plastique. C'est tout simple, mais c'est une solution parfaite pour éviter le plastique à usage unique.

 

lunch box zero plastique

3. Manger durable

On compile les deux règles déjà citées: se préparer ET ne pas utiliser de jetableDirection le fabuleux monde du MEAL PREP!

(en plus, se préparer à l'avance c'est l'occasion de préparer uniquement des plats et encas que l'on adore ❤️)

Un petit bonus pour limiter son impact sur la planète: on privilégie l'alimentation végétale et on limite les produits d'origine animale.

Et pour transporter tout ça, il suffit de tout mettre dans des contenants réutilisables, alors on pense à apporter une gourde isotherme pour sa boisson, une lunch box et/ou des beeswrap pour l'alimentaire, des couverts réutilisables si nécessaire, et pourquoi pas un sac isotherme pour tout garder au frais.

 

shampoing solide nomade Umaï

4. L'hygiene: on mise tout sur le solide

Pour les produits cosmétiques, on privilégie les produits nomades et solides, et pourquoi pas les produits multi-usages.

La check-list de la trousse de toilette:

☑️ Un savon et éventuellement un shampoing solide

(ceux d'Umaï sont de vrais bijoux et sont faciles à transporter dans leur étui en liège léger 🧼)

☑️ Un déodorant solide et du dentifrice: Pour les quenottes, plusieurs options sont possibles: en poudre, maison, solide ou encore en tablettes.

(mon option🦷 préférée car elle est très pratique en voyage, on peut prendre la juste quantité!)

☑️ brosse à dents en bambou ou à tête rechargeable (attention, les poils des brosses à dents en bambou ne sont pas compostables et doivent être retirés en fin de vie)

☑️ Pour les peaux qui ont besoin d'un peu plus d'attention: un peu d'huile végétale dans un contenant en verre fait l'affaire pour le visage, le corps, et même les cheveux.

(personnellement j'aime beaucoup l'huile de jojoba qui est parfaite pour tous ces usages ✨)

☑️ un peigne en bois si besoin

ET C'EST TOUT! Lorsqu'on se déplace, il est important de prendre juste l'essentiel pour ne pas trop se charger:

S'il est nécessaire de faire très léger, on peut aussi choisir un produit multi-usage comme le savon de Marseille ou couper des bouts plus petits de ses produits solides préférés et tout mettre dans la même boite de transport.

Tous ces conseils sont également valables lorsqu'on choisit de passer quelques nuits à l'hôtel: pas la peine d'utiliser les miniatures dans leurs emballages plastique.

 

un chapeau pour se protéger du soleil

5. Se protéger du soleil sans abîmer les coraux

Quand on part à l'aventure, on passe généralement beaucoup de temps à l'extérieur, alors il est très important de se protéger du soleil et de ses rayons.

Pour la crème solaire, il est encore difficile de trouver le combo parfait: dans un contenant réutilisable, sans plastique et qui ne dégrade pas l'océan par sa composition.

Pas de panique, Malaury de Blutopia vous explique tout et vous aide à choisir la meilleure protection pour vous.

Dans de nombreuses situations, on peut également se protéger du soleil en lui faisant écran: un chapeau à bord large et une tenue fluide à manches longues font très bien l'affaire.

(je suis très adepte de la solution numéro 2 car je suis assez tête en l'air et j'ai du mal à mettre de la crème régulièrement)

 

slow travel à vélo

6. Se déplacer en ayant conscience de son impact

Un gros sujet arrive ici: comment limiter mon impact sur la planète lorsque je me déplace pour une aventure?

Pour ce point, on s'intéresse plus largement à l'impact environnemental de nos déplacements plutôt qu'à l'impact plastique seul.

Évidemment, il ne s'agit pas forcément d'être rigide au point de ne plus jamais mettre les pieds dans un avion ou dans une voiture et de tout faire à pied, mais surtout d'avoir conscience que nos déplacements motorisés polluent.

À partir de là, à chacun de prendre les décisions qui sont les meilleures pour lui.

Est-ce que je peux diminuer en fréquence? Est-ce que je peux choisir un moyen de transport moins polluant qu'un autre? Ai-je vraiment besoin de prendre l'avion pour aller dans cet endroit qui me fait rêver où est-ce que je peux prendre mon temps et y aller en train sur plusieurs jours?

Alors pourquoi ne pas privilégier le Slow Travel et se dire que l'aventure c'est aussi (et surtout) le trajet? Chloé de Van Life Goes On nous raconte son expérience de fast à slow traveler au micro de Healthy Living Podcast.

Et si on veut vraiment avoir l'impact le plus faible possible, on privilégie les aventures où l'on part à pied de chez soi (vive la micro-aventure 🌲) et les itinérances à vélo!

Petite astuce si on ne peut pas se passer de la voiture: on peut aussi partager son trajet avec un autre aventurier qui va dans la même direction!

 

vêtements outdoor en matiere naturelle

7. Des vêtements sans matière synthétique vierge

Quand on part à l'aventure, les vêtements ont une place très importante: on passe beaucoup de temps à l'extérieur, à se déplacer ou à avoir une activité physique. Alors mieux vaut privilégier les habits dans lesquels on se sent confortable à 100%.

Deuxième challenge: la quantité. Et oui, quand on part seulement avec un sac à dos ou une petite valise, il faut choisir les bons habits et éviter le superflu.

Le mieux, c'est de choisir plusieurs couches pour pouvoir se couvrir et se découvrir au fil de la journée et de la température: Un haut sans manche ou à manches courtes près du corps, un haut à manches longues, une polaire, une doudoune, un coupe-vent, à adapter selon le climat. Évidemment, on emmène plusieurs exemplaires des couches les plus proches du corps qui sont celles qui se salissent le plus vite, le reste durera tout le long de l'expédition.

Oui mais, comment éviter le plastique dans tout ça? Ce dernier remplit vite nos penderies et fini par s'accumuler dans l'océan au fil des lavages (The Good Goods vous explique tout).

Alors, selon nos besoins, on privilégie les matières naturelles, et pour les vêtements où on peut difficilement se passer de synthétique, on choisit des produits achetés d'occasion qui ne nécessitent pas la création de matière vierge ou bien conçus à partir de fibres recyclées.

 

limiter le plastique dans son équipement outdoor

8. Le plus gros défi: l'équipement

Pour l'équipement de nombreuses activités d'extérieur, se passer de matières plastiques ou synthétiques est loin d'être la norme. En effet, ces produits demandent souvent un niveau de technicité, de légèreté et de résistance extrêmes, plus facile à obtenir à partir de matières synthétiques et ont donc un gros impact sur l'environnement.

Alors, si on ne peut difficilement se passer de plastique totalement lors d'une session de surf, de ski ou lorsqu'on dort dans une tente, l'idéal est d'emprunter son matériel (on a rarement besoin d'une tente 365 jours par an, n’est-ce pas?) ou bien de l'acheter d'occasion.

Vous vous souvenez de cette campagne de Patagonia "Don't buy this jacket" publiée dans le New York Times en 2011 en plein Black Friday? Le message à retenir, c'est qu'il faut réfléchir à deux fois avant d'acheter, s'assurer qu'on en a vraiment besoin et penser seconde-main ou emprunter avant d'acheter neuf.

On peut tout de même noter les initiatives de certaines marques d'outdoor pour limiter la création de matière synthétique vierge comme COTOPAXI et ses sacs à dos fabriqués à partir de chutes de tissus, les tentes The North Face fabriqués à partir de matériaux recyclés et NOTOX et ses planches de surf en liège.

Et surtout, le plus important pour limiter l'impact de son équipement sur la planète, c'est de bien en prendre soin, de l'entretenir et de le réparer pour qu'il dure le plus longtemps possible.

 

dormir sous une tente pour apprendre a economiser l'énergie

9. Ne pas oublier le logement et sa consommation d'énergie

Qui dit aventure peut dire hébergement sommaire, et parfois sans accès à de l'énergie du tout.

C'est le cas par exemple lorsqu'on dort en tente ou à la belle étoile où il faut apprendre à réduire ou se passer complètement d'appareils électroniques.

Idem pour la vie en van aménagé, les quantités d'eau et d'électricité sont réduites alors il faut apprendre à ÉCONOMISER. Donc on emmène avec soi seulement les appareils électroniques essentiels et on consomme le moins d'eau possible pour ne pas avoir à remplir son réservoir toutes les 5 minutes.

Et pourquoi ne pas profiter de sa prochaine aventure pour tester un nouvel habitat durable? On pense par exemple aux Tiny House qui sont souvent pensées pour fonctionner de manière autonome et permettent de s'évader dans la nature avec le confort d'une maison.

(personnellement, je rêve de tester la toute jolie Tiny House Bucoli 🏠, autonome et éco-conçue, pour une escapade en pleine nature. Vivement la fin du confinement!)

Et le gros avantage dans tout ça, c'est qu'on ramène à la maison les bons gestes pour limiter sa consommation. Avec tout ça, on peut même avoir envie de transitionner définitivement vers un habitat durable.

 

aventure sans plastique desert bardenas

10. Une dernière astuce: Évidemment, ne laisser aucune trace derrière soi!

C'est la règle quand on passe du temps dans la nature. Et en particulier pour les déchets plastiques qui ne disparaîtront jamais complètement !

Mais cela vaut aussi pour tout le reste, on évite de laisser ses déchets organiques à la vue des futurs aventuriers et on s'assure de rendre l'endroit tel qu'on l'a trouvé en arrivant.

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Et vous, quels sont vos astuces pour limiter le plastiques pendant vos aventures 🏕?
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Article écrit par Iodelle Journay, co-fondatrice de Fjord Lifestyle.


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